L’Incroyable Hulk ! Critique du film

L’Incroyable Hulk ! Critique du filmEncore inédit en France, L’incroyable Hulk a débarqué dans les cinéma du royaume cette semaine et nous avons sauté sur l’occasion pour voir le retour du géant vert sur grand écran.

Campé par un Edward Norton en grande forme, Bruce Banner tente d’échapper à l’armée après qu’une expérience ratée l’ait transformée en monstre vert. Marvel Studios ne fait pas complètement l’impasse sur le Hulk de Ang Lee mais il le réécrit et le boucle rapidement dans le générique de début qui fait du coup office de résumé / Flashback de la transformation de Banner en Hulk.

Pas réellement une suite donc, mais absolument pas une redites du premier film, L’Incroyable Hulk est libre de développer sa vision de Hulk. Bruce Banner est un homme traqué, maudit par son « pouvoir » et qui cherche à tout prix à reprendre une vie normale. On est loin des super-héros « utiles », Hulk est un monstre incontrôlable qui sème le chaos, à tel point que le SHIELD est contre lui et cherche à le stopper.

Edward Norton dans Hulk
L’Abomination dans l’Incroyable Hulk

Inutile de tourner autour du pot, L’Incroyable Hulk est un bon film de super héros. Le premier élément de réussite reste simple : la psychologie des personnages est carré. Bruce Banner veut se guérir du pouvoir de Hulk, L’armée veut le pouvoir de Hulk et Emil Blonsky veut devenir le plus fort. Les méchants sont méchants et les gentils veulent s’en sortir. Ceux qui ont vu le premier Hulk (et pas aimés) seront donc soulagés, il n’y a pas de questionnement métaphysique ce coup-ci ni d’incohérences, tout le monde reste à sa place (et c’est tout ce qu’on attend d’un film de super héros)

Le deuxième élément de réussite du film : Comme avec Iron Man, les héros poursuivent une quête (se racheter pour Tony Stark, se guérir pour Bruce Banner) et « l’action – baston » s’insère dans le film comme un moyen et non comme une finalité. Les bourrins seront peut-être déçus mais Hulk ne comptent « que » 3 scènes d’actions. Réduites à l’essentiel, ces scènes restent très spectaculaires mais évitent la surenchère. Du coup, on ne décroche jamais.

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Le troisième élément de réussite résident dans le jeu d’acteur d’Edward Norton. Il incarne à la perfection le scientifique un peu chétif qui cherche à se séparer de ce pouvoir qui lui bousille la vie.

Bien entendu, L’Incroyable Hulk n’est pas exempt de défaut et en ce sens, il reste en deçà de Iron Man. Au rang des problèmes, il faut signaler Liv Tyler. Sa présence à l’écran est aussi intense que celle d’une planche de surf. Désolé, mais n’avoir que 2 expressions faciales (sourire = content / grimace = tout le reste) n’aident pas.

Liv Tyler dans Incroyable Hulk

Autre problème : Hulk reste trop « gentil » à savoir que ses transformations ne le rendent pas complètement barje à vouloir détruire tout ce qui bouge. Le fait que Hulk ne broie pas sa copine en deux, disons que ça arrange bien les choses. Du coup, lors du combat final où on retrouve un Hulk bien bourrin qui lâche (au bout de 1h30 de film) le légendaire « Hulk smash », j’ai failli me lever pour applaudir.

Néanmoins, cela ne nuit pas au plaisir du film qui remplit son office de divertissement. Louis Leterrier, le réalisateur des « Transporteur », assure ici un travail très propre, sans excès de zèle mais avec un très bon sens du rythme.

Enfin, comme pour Iron Man, un clin d’oeil au projet The Avengers a été glissé dans le film alors, que demande le peuple ?

Sortie en Belgique le 26 juin 2008, sortie en France le 23 juillet 2008