Happy ! de Naoki Urasawa

[tim image= »https://aviscritiquecom.files.wordpress.com/2021/02/62c8a-happy-critique.jpg » large= »200″ align= »right »]Du neuf avec du vieux, c’est le parcours du manga Happy ! de Naoki Urasawa, publié au Japon de 1993 à 1999 et qui a du attendre 2010 pour être enfin édité chez Panini en France. Au Japon, le manga a eu son succès à l’époque vu qu’il a été adapté en drama tv.

Des 23 tomes originels, Panini en a une fait une édition de luxe, compilés en 15 tomes avec des bonus de pages couleurs, le tout pour 9,95 €. Niveau style, pas de soucis à avoir, on est bien avec un manga de Urasawa même si son style s’est affiné avec le temps. Happy ! est donc plus proche de Monster en terme de dessin que de Pluto ou 20th Century Boys

Histoire de Happy ! :
Après la mort de ses parents, Miyuki Umino prend en charge toute seule sa famille et élève ses deux petits frères et sa petite soeur du mieux possible. Malgré les fins de mois difficile, elle maintient la cohésion de la famille. Pourtant, un jour, deux yakuzas débarquent chez elle et lui réclame une somme d’argent astronomique. Il s’agirait d’une dette que son grand frère, disparu depuis plusieurs mois, aurait contracté auprès de la mafia.

Impossible pour Miyuki de faire face. Les deux yakuza la poussent à se prostituer dans un club afin de payer au plus vite mais son honneur et son amour pour sa famille sont trop forts pour se résoudre. Elle décide alors d’arrêter ses études et de mettre ses talents de joueuse de tennis afin de passer professionnel. Douée, Miyuki part avec un avantage mais le parcours pour s’en sortir sera long et semer d’embuches.

Avis :
Les recettes ici appliquées sont toujours les mêmes : intimité et secret des personnages, sens de l’intrigue, suspense. La partie tennis est certes bien présente mais ne constitue pas le nerf du manga, c’est surtout les relations sociales ici qui dominent : Miyuki pris entre deux feux, les amis comme les ennemis, tous ne sont ni complètement blanc ou noir.

Le tennis prend de plus en plus de place au fil des tomes sans jamais, heureusement, en devenir le thème principal.

Malgré les embuches et les coups du sort, Miyuki s’en sort toujours et Urusawa donne avec Happy ! un grand bol frais d’optimisme au fil des tomes, loin des intrigues plus sombres de Monster ou Pluto.

Bref, si vous aimez le style de Naoki Urasawa, les histoires qui se finissent bien et que vous n’êtes pas allergique au tennis, foncez !

Les 9 premiers tomes sont d’ores et déjà disponible en français.